BIENVENUE                         SUR                                     MON                                     SITE

'.............Alors,marche doucement car tu marches sur mes rêves...'

                      WILLIAM BUTLER YEATS

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 " Il est des écrivains discrets,souvent oubliés de la critique,qui tracent leur route sûrement,au fur et à mesure de leurs parutions.Il est des écrivains subtils qui déroutent leur chemin sans dévoyer leurs pas pour offrir aux lecteurs l'essentiel quand d'autres s'attardent sur le superficiel. Suzanne Guerrot est de ceux là.Dans une langue épurée de toutes fioritures et de faux -semblants...........

                               Christophe Castel    Revue Cap Caval

Contact: suzanne.guerrot@wanadoo.fr

Projet de couverture ALLO PIERRE 2

Les chaussettes en Mohair

Mes trois énigmes réunies en un seul volume... Un bon moment de lecture.

.Aux éditions Beaurepaire,

          Disponible sur commande en librairie ! 

              Dans les meilleures evel just!

                        

jardin des livres

L'événement du printemps !

 C'est à Plomelin que la pensée créative vous donne rendez-vous le 31 mars ... Ne manquez pas cet éblouissement ...

 Bien entendu je vous y ferai découvrir ' Allô Pierre'. Les enfants y retrouveront mon petit poireau fanfaron qui parle toujours français breton et anglais avec espièglerie !

Affiche 2019

Pinocchio  2

AUTEUR DE LA SEMAINE:

SUZANNE GUERROT POUR PINOCCHIO, LE POIREAU FANFARON

Les histoires pour enfants devraient être obligatoires pour les adultes. Plongez dans le potager de Tante Louise et vous comprendrez que si la vie ne vous fait pas toujours des fleurs, la solidarité et la tolérance auront le mot de la fin. Mais revenons à nos oignons : Pinocchio le poireau, survivra-t-il à son encombrant orgueil ? Les illustrations ne sont pas de Simonette la courgette mais bien de Suzanne Guerrot aussi.

» Voir la fiche de l'auteur

Nuit de la lecture Ploba 2019

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Une cinquantaine de personnes s’est déplacée, samedi soir, à la médiathèque, pour participer à la deuxième édition de la Nuit de la lecture organisée conjointement par l’association Lire à Plobannalec-Lesconil et la municipalité. Un beau succès qui confirme celui de l’année dernière, parsemé de moments de lecture intenses de textes d’auteurs variés. Des « classiques » avec Saint-Exupéry, Marguerite Duras et bien d’autres, mais aussi des auteurs locaux

 comme Suzanne Guerrot, Yannick Gloaguen ou Christine Allibrant. 


L’écologie s’est mêlée à la pensée politique, la poésie aux thèmes sociaux, parfois soutenus d’accompagnements musicaux. C’est aussi avec plaisir, passion et talent que Carol Maury a accompagné cette soirée de ses chansons.
Pour clore cette nuit très réussie, de l’avis de tous les participants, tout le monde s’est retrouvé en fin de soirée pour partager une galette des Rois. La troisième édition est déjà attendue avec impatience.





© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/plobannalec-...

Projet de couverture Le visiteur de l'été

  Librairie Guillemot à Pont-l'Abbé 

              dans toutes les librairies sur commande !

                        et bien sûr  aux éditions Beaurepaire et dans les librairies en ligne!

projet de couverture une bolée

couverture les rustiques figulines 1

Les chaussettes en Mohair

les rustiques figulines

 Précipitez vous à la page 175 ! Ma nouvelle y est, vrai de vrai!!!

Lecture gratuite. Beaucoup d'autres nouvelles aussi toutes meilleures les unes que les autres...

Rendez - vous sur le site: monbestseller.com.

 NUIT DE LA LECTURE

nuit de la lecture Ploba 2

'Qu'il est doux d'écouter des histoires..... Quand les branches d'arbres sont noires et qu'il souffle un vent glacé.'

  Ce fut une nuit magique à Plobannalec Lesconil pour la Nuit de la lecture..

lecture à Ploba

  • Les chaussettes en Mohair
  • les rustiques figulines
  • et le vent dans les houx
  • projet de couverture une bolée
  • Nouvelles plumes 2014_4_000001
  • Photo1102

Les chaussettes en Mohair

Quelle étrangeté que Lasturiau,notaire parisien, ait tout plaqué,y compris femme et enfants, pour venir faire le berger et élever des chèvres angoras à Serpi-Le-Vieil, petit village du sud -ouest , blotti au pied des montagnes....Encore plus étrange, plus tard, la découverte du  cadavre de l'ancien notaire,le visage mutilé, visiblement par de sauvages coups de griffes....

"Les chaussettes en mohair": titre bien surprenant pour un roman policier... Mais lorsque l'on plonge dans le récit, on se rend vite compte que l'on est en présence d'un espace littéraire où l'allégorie prime sur la forme. Bien sûr, il y a une histoire de base: la réintroduction des ours dans les Pyrénées. Il y a surtout des personnages qui veulent faire avancer les choses, les pousser vers le haut, vers une renaissance et qui sont bridés dans leur élan par le poids du vécu des anciens qui ne veulent sous aucun prétexte déroger à la tradition séculaire. Dans ce monde compliqué, il faut trouver des exutoires. Pour Suzanne Guerrot, ce sont les éponymes chaussettes en mohair auxquelles tout le monde devrait avoir droit, tant «elles représentent la quintessence de la douceur et de la volupté, souvent obérées par l'enfermement des hommes sur eux-mêmes et leur refus atavique de s'ouvrir». Roman policier et en même temps démarche humaniste, Suzanne Guerrot signe ici son second ouvrage aux éditions Beaurepaire.

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/plbregion/combrit/roman-les-chaussettes-en-mohair-de-suzanne-guerrot-06-12-2009-687258.php#jcuVX1uTLR6E61pE.99

 Bonjour amis lecteurs  en Ariège ! 

 Connaissez vous la Librairie des Couverts à Mirepoix?

Oui, Mirepoix, la ville du festival des marionnettes...

Pinocchio le poireau fanfaron s'est mis en tête d'y parler avec l'accent du sud... Allez vite à sa rencontre !

projet de couverture une bolée

   Bonjour lecteurs passionnés, 

       Si  d'aventure,vos pas vous conduisent jusqu'à Cambridge ( GB), arrêtez vous chez  Heffers, l'incontournable librairie. Il y est le petit fanfaron! Il vous y attend au rayon des auteurs locaux. Dites lui un petit Bonjour, ou bien Hello, ou bien Demat , à votre convenance!

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 Venez nombreux! Il y aura Pinocchio en breton ,en anglais et en français...Et aussi beaucoup de merveilles!

 Bonjour à vous !

          Savez -vous qu'un salon du livre aura lieu pour la première fois à Plonéour- Lanvern dans le Pays Bigouden. Savez- vous que de nombreux auteurs du collectif 'LES PLUMES DU PAON' aimeraient vous y rencontrer? Savez- vous qu'un événement tel que celui là mérite votre attention?

                                                 À BIENTÔT À PLONEOUR - LANVERN ( Les 5 et 6 août 2017)

salon Plomelin 2017

Setu   !     Pinocchio e Brezhoneg ! Gwir eo !

   ur souezh!!!

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Ar Braba§sour Couverture

Du nouveau ! Du nouveau ! 

Du chambard  dans le potager d' Auntie Sue ... On y parle anglais, on se chamaille,  le vent souffle..Mais quelle belle harmonie, que celle qui finit par triompher ! 

En librairie, sur commande.....

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Le jardin des auteurs

et le vent dans les houx

suzanne.guerrot : Pinocchio le poireau fanfaron - monBestSeller.com

www.monbestseller.com/.../5138-pinocchio-le-poireau-fanfaron
Dans un potager règne une remarquable harmonie, jusqu'au jour où un poireau se met en tête de vouloir prendre le pouvoir... Ce conte transmet de belles ...

LE  POIREAU FANFARON appelé PINOCCHIO par Tante Louise dont le merveilleux potager est un havre de paix et d'harmonie, vous attend à la librairie Guillemot à Pont-L'Abbé! 

les rustiques figulines

Lecture à ô Jardin

JARDIN DES AUTEURS 2015 

 VOICI MA DERNIERE OEUVRE! 

Une histoire pour les enfants, petits  et grands, qui les confronte aux idées de solidarité , d'humilité et de responsabilité ...

Contact: suzanne.guerrot@wanadoo.fr

concours de nouvelles 2015

Bonjour à tous!  

A vos plumes pour 2015!  Voici la phrase qui doit mettre vos imaginations en ébullition! Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site du concours sous la plume à Plobannalec -Lesconil.

 http://aven29.fr/concours/

texte introductif :

'Lorsqu'elle ouvrit le carton du lot numéro cinq, qu'elle venait d'acheter à la vente aux enchères sans en connaître le contenu, Faustine découvrit avec surprise deux anciens portefeuilles en crocodile avec fermoirs en laiton, un carnet en cuir usagé rempli de notes écrites en langue étrangère et une bouteille de vin rouge millésimé dont l'étiquette avait beaucoup souffert.’ 

LE PETIT CITRONNIER DE MON JARDIN

« Devant ce petit plant de citronnier, je rêvais déjà de citrons jaunes, des couleurs lumineuses qu'il donnerait au jardin, des citronnades fraîches à déguster, mais voilà en Bretagne... Quoi en Bretagne? Quelle était cette idée saugrenue qui me venait tout à coup ? Etais-je sur le point de faire miens ses dénigrements malveillants du climat de mon pays ? Etais-je sur le point de dire moi aussi, comme elle, que faire pousser un citronnier dans le Pays Bigouden était du domaine de l'impossible, voire de la plus grande niaiserie ?

Je l'avais acheté à la jardinerie sur le chemin du retour, toujours en tenue de cérémonie, et je dois dire que je l'avais choisi avec un soin et un plaisir indicibles, parmi les dizaines de plants récemment mis en rayons et déjà couverts de fleurs étoilées et même de quelques petits fruits d'un vert acide. Je m'étais après réflexion, décidé pour le plus petit d'entre eux, suivant en cela les conseils avisés de mon voisin jardinier qui m'avait un jour assuré que les chances de reprise en pleine terre étaient plus grandes si le plant n'avait pas encore trop grandi. Il avait de nombreuses fleurs très odorantes et seulement deux fruits avaient commencé à se former. Si les fruits égalaient la promesse des fleurs, ma félicité serait totale. Il faisait une chaleur si exceptionnelle sur la côte Bigoudène en ce mois de septembre que l'idée de planter un citronnier dans mon jardin n'avait rien d’incongru. Je savais qu'il me faudrait attendre pour pouvoir servir à mes invités des citronnades fraîches pressées avec des fruits de mon jardin, mais cette perspective m'enthousiasmait et voir croître mon arbre exotique mettrait du piment dans mon existence et serait l’aboutissement d’un rêve si longtemps amèrement refoulé.

Il n’y avait aucun plant dans mon jardin. Aucune fleur. Ma maison, à deux pas de la mer était cernée par un carré jaunissant d’herbe rase émaillée ça et là d’horribles pissenlits jaunes qui profitaient insolemment de la liberté que je leur laissais. On devinait encore après toutes ces années les traces laissées par les arbustes qui y avaient végétés jusqu’à disparaître dans l’indifférence la plus méprisante. Des tamaris... Elle avait voulu des tamaris roses tout autour de nous. Devant les fenêtres pour protéger notre intimité. Le feuillage léger de ces arbustes du bord de mer, devait lui permettre de voir circuler les

passants sans être vue derrière ses rideaux de dentelle, en bonne Bigoudène qu’elle était devenue.

Louise n’était pas née dans ce village, mais malgré sa jeunesse, toutes les coutumes, tous les travers des vieilles commères ses voisines, elle les avait adoptés pour mon

plus grand malheur. Je n’aime pas les tamaris. Je déteste ces arbustes rabougris dont les branches

se tordent misérablement comme des corps suppliants sous la torture du vent d’ouest et dont les fleurs légères et fragiles pendent lamentablement sans dignité face au temps de chez nous et nous obligent à garder les fenêtres fermées lorsqu’elles commencent à laisser s’envoler leurs milliers de pétales fanés comme des hordes de moucherons affamés et désorientés.

Je n’aime pas les commères... Leur regard inquisiteur et perçant, est pervers et leur surveillance minutieuse des mouvements de ma vie m’épouvante. Derrière les tamaris de Louise, je devenais chaque jour plus petit. Je rétrécissais et je m’engourdissais. Je rêvais d’espace, de liberté, de fantaisie. Je rêvais de voir la mer au delà de mes fenêtres, je voulais respirer et volontairement je faisais mourir ses arbustes comme elle me faisait mourir, à petit feu...Elle en replantait sans relâche de nouveaux que ses voisines les mégères apitoyées faisaient pousser pour elle de leurs doigts experts de sorcières aux langues bifides. Ainsi pendant dix ans le jardin s’était peuplé invariablement de boutures rachitiques prometteuses de rideaux chics et distingués pour fenêtres Bigoudènes, dont les cadavres se décomposaient lentement dans la fosse à compost à l’angle de la haie de troène rabougris. ‘Un citronnier’... me disais-je. ‘Un citronnier, voilà ce qui me sortirait de ma torpeur, voilà qui donnerait de la couleur à ce jardin sinistre’. Oui, mais voilà..Louise avait les agrumes en horreur. Elle ressentait une incommensurable aversion pour ces arbustes. Je la soupçonnais d’avoir de l’aversion justement pour tout ce qui, elle le pressentait, aurait pu me rendre heureux. Je la soupçonnais d’avoir de l’aversion pour moi. Elle était aigrie Louise...Oui, aigrie depuis la mort de Louis. Louis n’était pourtant qu’un aimable voisin qui l’emmenait parfois dans son bateau de pêche...Ils partaient aux aurores et revenaient radieux et joyeux avec des paniers pleins de crabes dormeurs, de petits rougets frétillants et de goémons dégoulinants.

Je déteste les sorties en mer. Je déteste encore plus les crabes. Mais les yeux brillants de bonheur de Louise quand elle revenait de ces sorties, me comblaient de joie. C’était le même éclat de ces yeux que j’avais aimé, la même lueur énigmatique et

impénétrable qui m’était destinée à moi seul, lorsque je l’avais rencontrée. Cette lueur et son mystère, c’était tout ce qui me restait de mon histoire avec elle. C’était mon diamant secrètement protégé au fond de moi même.

Je détestais Louise. Chaque jour en la regardant partir à son travail à la supérette du village, je me faisais une promesse : je planterais un citronnier devant notre fenêtre, et on verrait bien si je manquais de personnalité comme elle le répétait sans cesse à ces vieilles mégères avec lesquelles elle passait des heures après le travail, à calomnier le village tout entier, et à dénigrer le climat de ma Bretagne en agitant son crochet comme l’aiguille affolée d’une horloge pressée d’en finir avec le temps.

Il fallait l’entendre! Ah, la Côte d’Azur...Ah, les citronneraies de Menton... Là-bas, oui, certes, on peut faire pousser des agrumes. Là-bas, vous verriez la beauté des citronniers en fleurs.. Et le parfum! Autre chose que les pommiers à cidre d’ici, je vous le dis... Et mon imbécile de mari qui ne rêve que d’en planter dans notre jardin, là, où même les tamaris crèvent sous ce sale crachin.... Ah, le ciel de Menton.!

Je déteste Menton et la côte d’Azur. J’aime mon subtil crachin breton dont la

caresse m’est plus douce et plus fraîche que les mains de Louise. J’aime ce crachin que le vent d’ouest charge d’embruns salés qui m’aident à faire périr les tamaris de Louise.

Louis avait coulé avec son bateau un matin du mois de mai..On avait retrouvé son corps sur la grève, deux jours après le naufrage inexplicable. Il faisait si beau, la mer était calme et plate comme un lac. Les commères disaient qu’il ne s’était pas suicidé. On avait constaté une voie d’eau anormale dans la coque du petit cotre. Les commères disaient qu’elles avaient leur petite idée là dessus, mais qu’on ne peut pas accuser sans preuve, n’est-ce pas ? On avait enterré Louis, mais pas les ragots et Louise était devenue de plus en plus détestable.

Septembre était déjà là et on venait d’ enterrer Louise près de Louis au cimetière à l’entrée du bourg, et moi, j’avais acheté un petit plant de citronnier en rentrant des obsèques...

Devant ce petit plant de citronnier, je rêvais déjà de citrons jaunes, des couleurs lumineuses qu'il donnerait au jardin, des citronnades fraîches à déguster.. Je savourais ma liberté. Comme un bouchon de champagne si longtemps comprimé, je me développais, je m’agrandissais, je m’épanouissais.. Comme un cormoran englué dans le

mazout des pétroliers déploie ses grandes ailes lessivées par des mains amies, et s’étonne de reprendre son envol, devant mon petit plant, je décollais .

Les commères pouvaient bien dire que ce n’était pas normal de mourir si jeune en faisant une chute dans un escalier. Les langues de vipères disaient que si on l’avait aidée, ça ne les étonnerait pas. Les médecins n’avaient pas jugé bon de faire une autopsie. Elle était morte sur le coup. Rupture des vertèbres cervicales. Elles pouvaient bien dire que la jalousie ça peut mener à bien des choses. Mais on ne peut pas accuser sans preuve n’est-ce pas?

Moi, devant mon petit plant je rêvais...

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  samedi 14 novembre 2015

FLUCTUAT NEC MERGITUR 

Si ce matin, les bouleaux blancs

sont noirs contre le ciel gris,

c'est qu'un voile de deuil

est tombé sur Paris..

vendredi 27 novembre 2015

Silence..

Le voile de deuil se déchire

Silence, silence,

Voyez, sur Paris sourire

l'espérance..

Silence.

Jean-Yves Barzic, Paul Balbous, Michel Bataillard, Hervé Bellec, Louis Bertholom, Anne-Marie Castelain, Marie-Josée Christien, Pierrick Chuto, Serge Duigou, Ghislain Fernandez, Yannick Gloaguen, Robert Gouzien, Jean-Albert Guénégan, Suzanne Guerrot, Gérard-Henri Hervé, Stéphane Jaffrezic, Tudi Kernalegenn, Françoise Le Mer, Daniel Le Roy, Yannick Lecerf, Bernard Mahé, Bruno L'Her, Renaud Marhic, Jacques Medoc, Pierre Mollo, Serge Montfort, Alex Nicol, John-Erich Nielsen, Normant, Jean-Charles Perazzi, Michel Philippo, Jean Rohou, Aziliz Samica, Martial Serlin, Pierre Tanguy, Bruno Thépot, Hervé Torchet, Yann Venner. Du côté des artistes exposants : Uriell Bikka, Sandrine Fernandez, Béatrice Giffo, Lise Hascoët, Imagine Design, Catherine Mahéo, Paul Moal, l'association Plom'Patch, Valérie Prével, Michel Remaud, Chantal Tunacliffe. Enfin, le salon accueillera également des associations : Arkae (promotion du patrimoine d'Ergué-Gabéric) et la bibliothèque sonore de Quimper (Association des donneurs de voix). Pratique Dimanche, de 10 h à 18 h, à l'Espace Kerné, salle socioculturelle. Entrée gratuite. 

affiche 2

Livr'Arts. 11e édition dimanche 29 avril 2015 Une invitation au voyage à travers les livres. Pour sa 11e édition, le salon Livr'Arts se tiendra dimanche prochain. À l'initiative de l'association Au fil des mots, rendez-vous est donné à un public de tous âges pour un temps de rencontre et de dédicaces avec les auteurs et artistes réunis pour l'occasion. Un large éventail de genres littéraires sera proposé : romans, polars, histoire, patrimoine, essais, poésie, sciences, fantasy, bandes dessinées..., avec une présence accrue, cette année, d'auteurs « jeunesse ». Des artistes proposeront aussi leurs nouvelles créations : peintures, aquarelles, gravures, céramique, bijoux. L'association Plom'Patch de Plomelin y présentera des travaux réalisés pour cette occasion. Les auteurs présents Ce 11e salon, annoncé notamment par une banderole réalisée par les graffeurs de l'Espace jeunes, accueillera, côté livre (romans, histoire, patrimoine, poésie, polar, bande dessinée, fantasy, livres d'art, sciences, écologie) :


© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/plomelin/livr...

et le vent dans les houx

L'HOMME ET LE SYCOMORE

Finalement, il allait le faire...Aujourd'hui même...

Il allait en finir cet après midi, sa décision était prise.

Pourquoi se tourmenter plus longtemps puisque de toutes façons,

il n'y avait pas d'autre solution.....

THE MAN AND THE SYCAMORE

He was finally going to do it....that very day. He’d made up his mind, 

he was going to get it over with that afternoon. 

Why go on agonising over it when, after all, there was no other solution?





HAIKUS

Vive ,invisible,

visible rousseur

Devant ,derrière 

l'arbre jaunissant.

Espiègle, l' écureuil.

Haïku du jour

Sur le seuil, au soleil d'hiver

La grive, l'oeil ouvert,

gît.

La brise caresse la robe du chat

Posé l'oiseau immobile

Dans l'angle droit

Du candélabre de l'arbre nu

Chante.

les rustiques figulines





L'AMOUR DES MOTS

des mots entendus                                      des mots inconnus                                  des mots étrangers

des mots retenus                                       des mots bourrus                                   des mots déformés

des mots tordus                                          des mots utiles                                        des mots rigolos

des mots perdus                                     des mots futiles                                   des mots qui font froid dans le dos

Nouvelles plumes 2014_4_000001

SG

 



Le chant de l'engoulevent

         

Elle était seule devant l'âtre. Le feu avait du mal à éclairer son visage qui pourtant s'approchait trop près des flammèches qu'elle essayait de raviver. Dans la magie des flammes qui s'élevaient autour de la bûche couverte de lichen, elle recherchait ses visions familières. Elle était seule dans la petite pièce et il ne faisait pas chaud en ce soir de novembre où les rafales de vent faisaient craquer la fragile charpente de la petite chaumière.
         

  Comme tous les soirs depuis bien longtemps, Marie écoutait le vent et laissait divaguer ses pensées. Elle s'appelait Marie mais tout le monde l'avait toujours appelée Marika comme le faisait affectueusement sa mère pendant son enfance. Même Henri son mari, avait choisi de l'appeler ainsi. Les visages commençaient à apparaître dans le bleu du feu qui s'avivait. Elle avait du mal à se rappeler exactement en quelle année elle avait vu ses enfants pour la dernière fois : elle avait eu trois enfants. Ou deux ? Elle n'en était plus sûre...Etait-ce deux, ou trois? Pourquoi sa mémoire la trahissait-elle de cette façon ? Trois, c'était bien trois... Trois oiseaux dont elle avait bien lissé les ailes pour qu'ils s'envolent avec assurance. Elle pouvait être satisfaite de ce qu'elle avait fait pour tous les trois. Ce n'était pas son mari qui l'avait aidée. Henri n'était pas un mauvais homme, mais la maladie l'avait vaincu juste après la naissance de Justin, ce maudit soir où ils avaient entendu le funeste chant de l'engoulevent comme la veille de la mort de sa mère, comme le jour de la mort de Clémentine son amie d'enfance emportée par la diphtérie, et aussi le matin de la mort de Madame Ollivier l'institutrice chez qui elle faisait le ménage et la cuisine. ‘Mauvais présage', lui avait dit Henri tout en se levant malgré sa fièvre, pour aller voir si ces lugubres tète-chèvres n'étaient pas entrés dans la petite bergerie ... C'était là qu'elle l'avait trouvé elle même, déjà froid, au petit matin. Un matin glacé d'un novembre comme celui ci. 
              

 L'odeur du bouillon de légumes qui commençait à remplir la petite pièce s'ajoutait à la clarté de la lampe sur la table blanche pour y créer une chaleureuse impression de confort. 

Ses enfants qui ne venaient plus la voir depuis bien longtemps, mais elle attisait le feu dans l'âtre pour faire apparaître leurs visages et tous les soirs, le miracle se produisait. La magie existait, Marie en avait la preuve. Cela lui faisait du bien de penser à eux, sans amertume, et de se dire qu'ils étaient quelque part, heureux. Dans une grande ville sans doute ... Qu'ils avaient de bons métiers et qu'ils ne manquaient de rien. Pourtant...Les revoir...juste les revoir..
.                

Marie ne manquait de rien. Elle n'était pas riche, mais son petit jardin, son potager avec ses fleurs et ses légumes, ses chèvres et ses poules lui permettaient de bien se nourrir et de garder la santé. Et puis, l'affection que des petits enfants auraient pu lui apporter, elle la trouvait auprès de ses quatre jolies chevrettes blanches qu'elle promenait en laisse le long des chemins du village tous les soirs en leur confiant ses peines et ses rêveries. Elles ne la contrariaient pas et les mouvements de leurs oreilles dressées lui confirmaient qu'elles étaient attentives. La vieille dame était satisfaite qu'enfin on l'écoute. Elle avait été discrète tout au long de sa vie, mais cela ne l'avait pas empêchée de penser. Elle aurait voulu couvrir d'une belle écriture comme celle de l'institutrice, des cahiers entiers de ses pensées secrètes sur la beauté des oiseaux, les couleurs du ciel, les musiques du vent.   Pourtant ...Des petits enfants... Ses petits enfants..
.              

   Ce soir elle allait faire très attention en versant son bouillon de légume. Elle ne voulait pas que la mésaventure des autres jours se reproduise. Elle n'allait tout de même pas devenir maladroite et chaque matin devoir laver sa nappe de lin blanc ! Marie se rendit tout à coup compte qu'elle parlait à voix haute en regardant les assiettes devant elle. Pourquoi y avait-il quatre assiettes ? ‘Pourquoi quatre assiettes, Marika?' s'entendit-elle crier. Depuis quelques temps elle s'était mise à parler à haute voix pour vérifier que ses idées étaient claires. Les mots s'enchaînaient comme elle le souhaitait, cependant, elle avait de plus en plus souvent l'impression désagréable que ce n'était pas tout à fait ce qu'elle voulait dire qui sonnait à ses oreilles, que c'était comme si quelqu'un d'autre parlait à sa place et que les mots avaient perdus leur sens.. Elle répétait plusieurs fois la même phrase pour être bien sûre d'avoir dit ce qu'elle pensait et elle écoutait le son de sa voix qu'elle trouvait de plus en plus chevrotante, parfois presque inaudible. Il fallait qu'elle veille à ne pas perdre la tête comme la pauvre Céline que les médecins avaient dû conduire à l'hôpital. Elle voulait garder toute sa tête pour le jour où ils viendraient, Guillaume, Juliette, Justin et leurs enfants... 
                        

Les gens du village lui demandaient souvent à qui elle parlait avec tant de véhémence et d'animation. Ils voyaient bien pourtant qu'il n'y avait autour d'elle que ses chèvres... Ce soir, Marie pensait surtout à Guillaume son fils aîné, dont le visage dansait dans la grande flamme sur la droite du feu. Elle ne pouvait pas se faire à l'idée qu'il l'eût abandonnée. C'était un bon fils. Guillaume l'avait aidée à élever Juliette qui leur avait causé tant de soucis avec son fichu caractère et son amour pour les mauvais garçons. Guillaume ne pouvait pas avoir oublié sa vieille mère. Justin et Juliette peut-être, mais pas Guillaume à qui elle avait confié les pièces d'or que lui avait laissées sa propre mère... Un soir comme celui ci, il allait revenir c'était sûr. Un soir la porte s'ouvrirait et il serait là. Et il y aurait de la soupe chaude pour lui et sa femme. Marie était confiante, même s'il ne l'avait pas invitée à son mariage, il avait sûrement épousé une jolie femme, et il avait certainement de beaux enfants à lui faire serrer dans ses bras. Elle souriait en pensant à la joie qu'il aurait son Guillaume de voir qu'elle n'avait presque pas vieilli et que la maison était toujours coquette avec sa nappe blanche, ses rideaux aux fenêtres le feu dans l'âtre et le vase de feuillages près de la cheminée dans lequel elle cachait l'enveloppe qui contenait toutes ses économies. Guillaume le savait. Un soir la porte s'ouvrirait, et il serait là.... 
               

Apaisée par ses pensées, Marie s'était couchée. Le feu était toujours vif, il crépitait en emportant ses visions flamboyantes vers le ciel par la cheminée noircie. Elle s'endormait lorsqu'elle entendit un bruit. Un petit bruit étrange semblait venir de la porte d'entrée. Le vent sans doute. Elle se redressa dans son lit pour mieux tendre l'oreille. Oui, elle avait bien entendu. C'était un petit grattement timide sur le bas de la porte. Trop régulier pour le vent. Quelqu'un était là et avait besoin de son aide. La porte s'ouvrirait et il serait là... 
                

à suivre.....

Vous trouverez tous ces livres en librairie sur commande... et aussi

LIBRAIRIE GUILLEMOT

42,Place de la République

PONT-L'ABBE

Tél: 0298823095

librairie.guillemot@orange.fr

   Bonne Lecture !

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Une petite fille arrive dans une famille dont elle ne parle pas la langue.... Voici un conte qui glorifie les vertus éducatives de la vigilante tendresse....






des mots sans lendemain                       des mots pour parler                            des mots qui trainent 

des mots de rien                                       des mots pour penser                           des mots de haine

des mots d'enfants                                    des mots pour rire                                 des mots serpents                                 

des mots grisants                                      des mots pour dire                                 des mots mordants






Les chaussettes en Mohair

Elise interrompit sa lecture et posa sur ses genoux le roman aux pages cornées et salies qu'elle venait de trouver sur le siège du train qui la conduisait vers Bordeaux.Elle devait y faire la connaissance d'un mystérieux correspondantà la voix chaleureuse qui depuis quelques jours insistait au téléphone  pour la rencontrer près de la cathédrale....

projet de couverture une bolée

et le vent dans les houx

Un recueil de treize nouvelles,fragments d'existences soustraits au temps, fulgurantes perceptions....

Après deux années passées aux Etats -Unis, Elise revient en France avec des projets plein la tête.. Sur un coup de tête, et sans même l'avoir visitée, elle a acquis une propriété; une vieille ferme du XVIIIe siècle tout en pierre de taille, située en Bretagne....

les rustiques figulines